Depuis novembre, les élevages craignent la propagation du virus.

 

La grippe aviaire s'est répandue très vite depuis les Landes. Mardi, la Chambre d'Agriculture du Gers a confirmé un foyer dans le département de plus de 10 000 canards, réduisant l'espoir d'échapper à la contamination. La crainte des abattages préventifs est forte, d'autant qu'un élevage dans les Pyrénées Atlantiques a créé la suspicion à cause de symptômes inquiétants chez les animaux. Les Hautes Pyrénées ont aussi déploré des cas d'influenza aviaire. 

 

Des éleveurs impuissants face au virus

Cela fait quelques mois que les éleveurs tentent comme ils peuvent de protéger leurs volailles. En vain, au grand regret de Sylvie Colas, porte parole de la confédération paysanne dans le Gers, et éleveur de volailles biologiques. Pour elle, rien n'a changé et l'épidémie était inévitable dans le Gers : "Il y a trois ans, on a dit qu'il fallait diminuer la densité d'élevage pour éviter la propagation du virus. Or, dans les faits, rien n'a été fait. On retrouve aux mêmes causes les mêmes effets". 

 

L'agacement se fait sentir chez les producteurs, qui risquent de perdre une grosse partie de leurs animaux. Sylvie Colas pointe du doigt des dysfonctionnements.

 

La question qui se pose désormais pour Sylvie Colas est à quelle vitesse la grippe aviaire va se propager dans les élevages gersois. « On va compter les foyers, et en trouver surement beaucoup » explique l’éleveur.

 

Eva Sannino