Elle se bat en vain depuis 4 ans pour que la justice la reconnaisse en danger

 

Elle a été tuée de 27 coups de couteau, à 20 ans. La jeune femme massacrée par son compagnon à Toulouse, dimanche soir quartier Saint-Simon, serait le 95e féminicide de l’année en France (probablement 96 en tout ce lundi soir). Son agresseur a tenté de se suicider, il est toujours hospitalisé.

Un drame qui rappelle les dizaines d’histoires de femmes dont bruissent les réseaux sociaux. Des adolescentes, des retraités ou des mères de familles tuées dans leur intimité. Par leurs compagnons... 

La Toulousaine Fanny a parcouru plus de 800 km pour s’éloigner d’un conjoint violent, ce dernier a failli la tuer à Rouen, un soir de mars 2015. Elle était enceinte "il m'a défoncé, séquestré [...] j'ai développé suite aux faits de violence une pré-éclampsie. Le placenta s'étant déplacé, je m'empoisonnais..."

 

 

Fanny vit dans la peur de son ex

 

Conséquence : la trentenaire a eu 21 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Et si son ex-compagnon a été condamné, Fanny vit toujours dans la crainte permanente. Son bourreau l’a retrouvée et continuerait de la menacer depuis 4 ans "je porte un bracelet connecté confié par une association pour prévenir mes proches en cas d'agression."

Son ex-compagnon comparaitra devant le tribunal à Toulouse le 11 septembre pour des menaces.

 

 

Les réseaux sociaux : nouvelle caisse de résonnance des violences intrafamiliales

 

Depuis plusieurs mois, plusieurs internautes - Fanny en fait partie - font du tapage sur les réseaux sociaux. Parfois ce sont des femmes apeurées et désemparées face à leurs compagnons violents et face aux lenteurs - pour ne pas dire erreurs - judiciaires.

Twitter donc, vu comme une solution pour alerter les autorités sur les situations de violence intrafamiliale, et souvent sur les errements de la justice.

Fanny a de moins en moins confiance en l'autorité judiciaire. Et elle a décidé de ne plus se taire (son compte Twitter @office31315). "Après le divorce, j'ai demandé à garder ma nouvelle adresse confidentielle, j'ai été débouté. Mes plaintes pour menaces de mort ont été classées sans suite [...] l'arsenal judiciaire est bon mais les lois ne sont jamais appliquées. On leur laisse une chance de nous tuer" se désole la Toulousaine.

Un constat qui sonne comme un slogan.   

 


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