La maire LR de Montauban condamnée à 5 ans d'inéligibilité, doit quitter son poste.

 

Brigitte Barèges va devoir démissionner de son mandat de maire. Élue depuis 2001, elle a été condamnée ce mardi à une lourde peine pour détournement de fonds publics dans l’affaire FOURMENT par le tribunal correctionnel de Toulouse. La peine : 12 mois de prison avec sursis 15 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité avec effet immédiat. 

Arnaud Hillion l’un des opposants à Brigitte Barèges au conseil municipal, était à Toulouse lors du délibéré. ​"C'est la fin de 20 ans de l'ère de Brigitte Barèges. Et c'est aussi une satisfaction au niveau de l'éthique politique et morale" souligne-t-il.

 

Justifiant sa décision, le tribunal a souligné que la "communication politique" de Mme Barèges avait été financée avec des "deniers publics", ce qui revenait notamment à "tromper les électeurs", alors que la "probité des élus" constitue "une exigence démocratique fondamentale".

 

L'affaire, où elle était la principale mise en cause, se déroule entre 2012 et 2014. A l'époque, Mme Barèges, déjà maire de Montauban, est candidate à sa réélection aux municipales. Son ancien chargé de communication, Jean-Paul Fourment, indique à la justice avoir été payé par la collectivité pour écrire des articles élogieux à l'égard de Mme Barèges dans Le Petit Journal, une publication locale. En 2015, la maire et ancienne députée est mise en examen pour "détournement de fonds publics par personne dépositaire de l'autorité publique ou investie d'une mission de service public".  Mardi, M. Fourment et le directeur du Petit Journal, Alain Paga, ont tous les deux été condamnés à 10 mois de prison avec sursis pour "recel de fonds publics détournés". L'ancien directeur de cabinet de la maire, Stéphane Bensmaine, poursuivi pour "complicité de détournement de fonds publics détournés", a été relaxé précise l'AFP.

 

LIRE AUSSI → Lourdes réquisitions contre la maire de Montauban, Brigitte Barèges, poursuivie pour détournement de fonds publics

​​

Me Brice Zanin qui représentait la ville de Montauban en partie civile, trouve la peine raisonnable : "élu de la République ou citoyen lambda, on se plie devant la loi".