La direction a revu sa copie au premier jour de la mobilisation.

 

Environ 100 à 200 personnes étaient mobilisées ce jeudi à Blagnac, pour dénoncer un projet de plan social de l'entreprise d'ingénierie et de conseil Akka. Laquelle, touchée par la crise dans l'aéro, prévoyait la suppression de 900 postes, dont presque 800 près de Toulouse.

L'intersyndicale CGT, FO, CFDT et Unsa ont appelé à la mobilisation, voire à la grève. Unis, les syndicats entendent refuser tout départ contraint dans un contexte sanitaire qui n'aide pas à mobiliser les troupes, "le problème : nous avons des salariés en télétravail ou à temps partiel, des open-spaces vides, c'est difficile de savoir combien nous serons pour cette mobilisation" estimait Franck Laborderie, délégué syndical CGT Akka.

Les lettres de licenciement devraient commencer à être envoyées à partir de la mi-juin, jusqu'à juillet "sur Toulouse, 800 emplois détruits c'est complètement inadmissible". "C'est du jamais vu" déclarait de son côté Marc Vicens, délégué syndical FO chez Akka "c'est un groupe qui a les reins solides, une entreprise qui a les moyens de proposer autre chose qu'un plan social au rabais", "nous n'avons pas l'impression de participer à un dialogue sincère", a également ajouté Marc Vicens.

Selon nos confrères de 20 Minutes, la direction d'Akka technologies a annoncé avoir revu à la baisse le nombre de postes touché par le PSE, de 900 à 650.

 

Franck Laborderie, délégué syndical CGT.
Marc Vicens, délégué syndical FO.