L'homme était jugé ce mercredi au tribunal de Perpignan. Le syndicat regrette la requalification de la peine.


C'est une affaire qui suscite l'émotion de la police du département. Dans la nuit du 17 au 18 octobre derniere, un automobiliste qui conduisait en état d'ivresse, avait fauché un jeune policier, après avoir forcé un barrage à hauteur du péage du Boulou. Un adjoint de sécurité de la police aux frontières avait été sérieusement blessé ce jour-là. Le conducteur de 30 ans était jugé en comparution immédiate ce mercredi 18 novembre, devant de nombreux policiers venus soutenir leur collègue, qui se présentait à l'audience en fauteuil roulant hier.

L'automobiliste, qui a reconnu les faits, a été condamné à 5 ans de prison, dont 2 avec sursis, assortis d'une obligation de travailler et d'indemniser les victimes. Au tribunal ce mercredi, un regret cependant pour le syndicat Alliance Police Nationale sur la requalification de la peine. "On aurait préféré qu'elle soit au-dessus de ce qui avait été prévu, c'est-à-dire un refus d'optempérer aggravé. Alors même si on est allé au maximum de la peine, c'est vrai que des violences volontaires par arme à destination, cela aurait été plus mesuré", explique Franck Rovira, secrétaire départemental Alliance Police Nationale dans les Pyrénées-Orientales.
 

Franck Rovira, secrétaire départemental Alliance Police Nationale dans les Pyrénées-Orientales


Le syndicat revendique également un observatoire de la réponse pénale, qui divulguerait aux citoyens les peines encourues et celles réellement effectuées. "Ce que nous voulons, c'est qu'à partir du moment où on s'en prend viollemment à des policiers, il faut derrière de la prison ferme qui soit effectuée. Voilà ce que doit retenir l'opinion publique. Parce qu'enfait, on s'aperçoit que s'en prendre aux policiers est devenu une banalité. Et si on va par là, on ne s'en sortira pas", ajoute Franck Rovira.